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Des livres

Mal de pierres
L'amour est très surestimé
Les dames de nage
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November 02

Sébastien Charlier

LE maître de l'harmonica diatonique, l'harmoniciste Sébastien Charlier, a revu entièrement son site web il y a peu, cliquez ici : Harmonica Jazz Rock Fusion
Des vidéos harmonica, des mp3 sur des standards de jazz, des questions techniques de l'harmonica diatonique, et des ateliers musicaux avec développement des techniques d'overblow, air-blocking, ...
May 26

Classement par auteur

A
Olivier Adam : A l'abri de rien
Milena Agus : Battement d'ailes
Salma Al Neimi : La preuve par le miel
Natacha Appanah : Le dernier frère
Saphia Azzedine : Confidences à Allah

B
Russell Banks : La réserve
Hélène Berr : Journal
Marine Bramly : Festin de miettes
Anne Brochet : La fortune de l'homme

C
Sorj Chalandon : Une promesse
Jacques Chessex : Pardon Mère
Philippe Claudel : Le rapport de Brodeck
Rachel Cusk : Arlington Park
Catherine Cusset : Le problème avec Jane

D
Don DeLillo : L'homme qui tombe
Maryline Desbiolles : Anchise, Aïzan
Marie Desplechin : Le sac à main
Chahdortt Djavann : La muette
Leslie Downer : La dernière concubine

E
Maria Efstathiadi : Presque un mélo
Daniel Evan Weiss : Les cafards n'ont pas de roi

F
Maxence Fermine : L'apiculteur
Alice Ferney : Conversation amoureuse
Jérôme Ferrari : Balto Atlantico
Philippe Forrest : Le nouvel amour

G
Laurent Gaudé : La mort du Roi Tsongor

I
Kazuo Ishiguro : Auprès de moi toujours

L
Camille Laurens : Dans ces bras-là, Tissé par mille
Blandine Le Callet : Une pièce montée
Michèle Lesbre : Le canapé rouge
Doris Lessing : Les grands-mères
Justine Levy : Rien de grave

M
Mathias Malzieu : La mécanique du coeur
Cormac McCarthy : La route

O
Véronique Olmi : Un si bel avenir, Sa passion
Christine Orban : Le silence des hommes
Erik Orsenna : La chanson de Charles Quint
Kate O'Riordan : Le garçon dans la lune

R
Tatiana de Rosnay : La mémoire des murs
Pascale Roze : Parle-moi, Itsik
Anna Rozen : Plaisir d'offrir, joie de recevoir

S
Dai Sijie : Balzac et la petite tailleuse chinoise

T
Laurence Tardieu : Puisque rien ne dure, Rêve d'amour
Jean Teulé : Le magasin des suicides, Le Montespan

V
Sandro Veronesi : Chaos calme


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Classement par appréciation :
  La Muse n'a pas du tout aimé !
  La Muse a goûté. Elle a passé un bon moment mais a trouvé ce livre assez anecdotique. Vite lu et vite oublié.
  La Muse a apprecié. Elle a bien aimé et trouve que ce livre présente un certain intérêt.
  La Muse a AIME ! Cela plaira probablement à la plupart d'entre vous.
  La Muse a ADORE ! Elle est certaine de prendre autant de plaisir à lire cet ouvrage dans une dizaine d'années !
December 02

Le dernier frère, de Natacha Appanah

Au soir de sa vie, Raj se remémore son enfance, et notamment sa rencontre avec David, petit juif déporté de manière absurde vers l’Ile Maurice pendant la seconde guerre mondiale. Transfert inconscient des frères qu’il a perdu, dérivatif pacifique des violences infligées par son père, David devient la source et l’objectif de ses désirs et souffrances. Leur amitié dépassera très largement les jeux et les rires, et les mènera jusqu’au bout de la piste, au fond de la forêt, où coulent encore les larmes de Raj sur les arbres qui l’ont vu perdre par deux fois les êtres qui lui furent les plus chers.
 

Un roman parfaitement maîtrisé de bout en bout, sur fond d’une absurdité historique méconnue, une belle amitié qui s’épanouit au détriment de ses personnages, un auteur qui a mérité le succès de ce joli récit.

 

Appréciation : ÉtoileÉtoile

October 27

La délégation norvégienne, de Hugo Boris

 

Cinq hommes et deux femmes, venus de divers pays, chasseurs de passion, se retrouvent dans un chalet de Norvège pour quelques jours, afin de participer à une chasse du bout du monde. Ils ne se connaissent pas, ne partagent que cette passion qui ne les réunit pas vraiment, qui juste les rassemble. La tempête s’en mêle, piégés dans le chalet, ils doivent survivre dans un environnement hostile, glacial, sans nourriture et sans gibier, en sachant que la solution ne peut venir que d’eux-mêmes. Et si tout cela était écrit d’avance ? Si les livres de la bibliothèque recélaient leurs destins entre leurs pages ? Si le lecteur devenait le meurtrier ?

 

Et si Hugo Boris arrêtait de se vouloir un maître du suspense ? Et si on n’était pas obligé de lire ces clichés prêts-à-manger jusqu’au bout ? Et si juste on posait cette chose insignifiante et on prenait un livre pour changer un peu ? Bouh, même pas peur, même pas froid, juste vide d’ennui à la dernière page.

 

Appréciation : Coeur brisé

La délégation norvégienne

October 26

Le rapport de Brodeck, de Philippe Claudel


Brodeck vit dans un village de montagne perdu, oublié du monde et de ses restes de la seconde guerre mondiale. Etre on ne peut plus insignifiant, et qui tient à le rester, il est payé par une administration lointaine et ignorante de sa vie et de son travail, pour écrire des rapports sur la faune et la flore que personne ne lit. Après les horreurs qu’il a traversées, tout irait pour le mieux dans cette vie enterrée à ciel ouvert, s’il n’était pas soudainement chargé par l’ensemble des hommes du village d’écrire un nouveau rapport, celui de leurs vies, celui qui doit si ce n’est les innocenter, du moins expliquer le crime qu’ils ont tous commis en exécutant sauvagement un artiste étranger venu vivre parmi eux quelques mois auparavant. Pourquoi ce meurtre ? Quel lourd passé est donc venu s’abattre sur leurs épaules à l’arrivée de ce poète ? Comment l’œil de l’artiste a-t-il pu provoquer une telle violence dans un village d’apparence aussi paisible ? L’écriture de ce rapport est l’occasion pour tous, et surtout pour Brodeck, d’affronter à nouveau les heures les plus sombres de cette confrérie d’êtres qui se tolèrent dans leurs silences sans pouvoir vivre ensemble à découvert.

On retrouve dans ce roman humaniste la puissance évocatrice de l’auteur de « Les âmes grises », mêlée d’une pointe de la poésie de « La petite fille de M. Linh ». Philippe Claudel signe sans doute ici son roman le plus abouti, le plus fort, en tous les cas le plus original. A dévorer.

Appréciation : ÉtoileÉtoileÉtoile

 
 Le Rapport de Brodeck
October 03

A l'abri de rien, de Olivier Adam

 
Marie habite le nord, le gris, la pluie, la brique rouge et la mer marron. Au chômage, elle s'occupe de ses enfants, de son mari, de sa maison, ou du moins elle est censée s'en occuper, "elle n'a que ça à faire". Mais justement, n'ayant que ça à faire, elle déprime, plus ou moins profondément selon les moments, elle se sent au bord du gouffre, sans réelle raison, si ce n'est qu'elle s'est construite dans un malheur qui ne lui laisse pas tellement de latitude pour ne pas chavirer à l'approche du vide. Et puis un jour, une main se tend alors qu'elle est sur le point de se noyer dans le verre d'eau de son existence, celle d'un "kosovar" comme on les appelle sans distinction. Un de ces réfugiés expurgés de Sangatte, qui traînent en ville et aux abords puisque fermer le centre ne les a pas fait disparaître comme par magie, en essayant d'éviter les passages à tabac des flics du coin en mal d'aventure. Elle reporte tout son être sans raison d'être sur ces êtres sans avenir, et abandonne petit à petit les siens dans un transfert affectif vers eux, ceux qui n'ont rien, pas même le droit de survivre, ceux qui ont juste besoin de traverser la manche et qui vont sans doute en crever.
Son unique sublimation possible est celle du gouffre qui l'attendait de toutes les manières.
Un roman fort, dérangeant, remuant, social. Excellent.
 
Appréciation : ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile
October 02

Zoli, de Colum Mc Cann

 
Le grand-père de Zoli, seul rescapé de sa famille, tzigane rebel et original, se bat contre les lois ancestrales de son peuple, qui prônent une culture exclusivement orale, pour que sa petite fille puisse apprendre à lire et écrire. Poétesse inspirée, Zoli devient la voix sauvage et libre de ses congénères, dans une Hongrie pré communiste qui cherche de nouveaux repères. Mais la force de l'écriture devient le pire ennemi de Zolti et ses amis, et entraîne le peuple tzigane à sa perte, et Zoli à sa condamnation par les siens.
Une écriture puissante, des personnages originaux et imprégnés, une histoire intéressante. Bref, un très bon roman de rentrée.
 
Appréciation : ÉtoileÉtoileÉtoile
September 23

Le canapé rouge, de Michèle Lesbre

 
Un train traverse l'Europe de l'Est, ses champs, ses villages décrépits, ses gares que l'on croirait désafectées, ses temps infinis, sa boue mélée de neige. A son bord, la narratrice passe. Elle passe son temps. Elle passe ses images. Présentes, passées. Elle repasse ses souvenirs. Elle ne fait que passer, à la suite d'un ancien amour parti mener ses idéaux vers l'origine de la pensée sociale. A Paris, elle laisse une vieille dame sur un canapé rouge, voisine espiègle qui partage ses petits plaisirs et sa grande histoire personnelle. La narratrice passe et revient, comme elle partirait. Car l'essentiel du voyage se situe probablement dans le retour.
 
Une écriture qui manque un peu de mordant, mais un joli roman, tendre et mélancolique.
 
Appréciation : ÉtoileÉtoile
 
September 09

L’erreur est humaine, de Woody Allen

 

Des nouvelles new-yorkaises écrites par le réalisateur de Manhattan et Annie Hall. On a beau deviner à l’avance l’absurdité des situations et les angoisses égocentriques et décalées des personnages de Woody Allen, c’est toujours un délice de retrouver les névroses judéo new yorkaises de cet auteur.

 

Appréciation : ÉtoileÉtoile

 

La Chaussure sur le toit, de Vincent Delecroix

 

Quelque part dans Paris, un immeuble, des habitants et surtout, une chaussure abandonnée sur un toit. Une dizaine de récits explique différemment la présence de cette chaussure et son implication dans la vie des habitants de l’immeuble. Quelques bonnes idées, parfois une situation amusante. Voilà. Vincent Delecroix enseigne la philosophie nous dit l’éditeur. Ca ne fait pas de lui un philosophe, même sur un ton qui se voudrait léger et amusant, dans une profondeur en pente douce.  

Appréciation : Étoile

 

Une pièce montée, de Blandine Le Callet

 

Bérengère et Vincent se marient à la mode petite bourgeoisie de province, tout est blanc, et beau, et kitch, et grandiloquent. Chaque détail compte et rien n’est exactement comme il faudrait. Tout le monde parle beaucoup, mais rien ne se dit réellement. Dans les liens familiaux, amicaux ou professionnels, les mélanges ne font pas toujours bon ménage, même si tout le monde tient à ce que rien ne se décèle.

Chaque chapitre présente la vision d’un personnage. Entre grandes vérités et petites tromperies, les liens s’exposent à la seule vue du lecteur.

Le "jour le plus important de leur vie" semble bien dénué de sens.

 

Rien de foncièrement original, mais un récit agréable à lire rapidement entre deux grands romans.

 

Appréciation : Étoile 

August 27

Dans la nuit mozambique, de Laurent Gaudé

Nouvelles du fond d'un univers singulier, celui d'un Laurent Gaudé à l'écriture forte et poignante. L'on est comme happé par ces petites histoires sans fin dans lesquelles l'on prend plaisir à tourner en rond aussi vite qu'elles sont menées.
 
Appréciation : ÉtoileÉtoileÉtoile 
August 19

Wisconsin, de Mary Relindes Ellis

Une famille au fin fond du Wisconsin, tourmentée et perdue, en déliquescence face à la rudesse du pays et la violence du père. Les drames se suivent, se croisent, se chevauchent, se lient les uns aux autres. Les personnages ont beau tirer sur les fils de leurs existences, ils ne peuvent démêler la bobine de leur passé. Quelques morts terribles ou libératrices plus loin, il ne reste finalement pas grand chose de ce livre pourtant prometteur. Les 3 premières pages sont magnifiques. Les 435 suivantes un rien inutiles malgré une descente infernale qui vous pousse tout de même à tourner les pages pour en savoir la fin.
 
"L'automne le rendait plus conscient de sa condition mortelle, et pourtant chaque année sa poitrine se gonflait d'excitation, le changement à venir réveillait ses sens. Il percevait avec une acuité particulière l'odeur piquante de l'écorce humide et des feuilles mouillées, la senteur âpre des pins, la fertilité parcheminée de l'herbe desséchée. Les feuillages déclinant toutes les nuances du feu, que la première tempête d'octobre emporterait comme de la fumée. L'étonnante beauté des branches nues dressées vers le ciel, comme s'il les avait deshabillées pour les mettre au lit."
 
Appréciation : ÉtoileÉtoile 
August 12

Légendes d'Automne, de Jim Harrison

Trois histoires courtes dans la veine de la littérature américaine contemporaine : une écriture de terre et de soleil, noire et un rien dépressive, mais au final assez insipide, sans réelle saveur, en fait dénuée de sentiment, comme si elle avait subi une ablation du sensible. 
 
Appréciation : Étoile
August 04

Déjeuner de famille, de John Cheever

Une vingtaine de nouvelles d'un auteur américain méconnu en France qui décrit avec une précision subtile la société bien-pensante mais pas toujours bien-faisante de la côte est. L'écriture recelle quelques délices et certaines nouvelles de belles surprises fort bien emballées. Un auteur pour qui aime la lecture.
 
Appréciation : ÉtoileÉtoile
June 17

L'arrière saison, de Philippe Besson

 
Idée originale, réalisation facile et insipide. Rien ne prend. Où sont donc passées la poésie de Un garçon d'Italie et l'âprêté de Un Moment d'Abandon ? Vivement la dernière page.
 
Appréciation :

L'amie de Mme Maigret

 
Enfin retrouver l'intrigue un rien alambiquée d'un bon Maigret, et le couple vieillissant mais solide des époux éponymes, où tant de vies se nouent et se dénouent dans la cervelle du commissaire à la pipe légendaire !
 
Appréciation :
June 11

Venge-moi !, de Patrick Cauvin

 
La mère est mourante. Une vie de souffrances s'achève, et le dernier soupire s'expire dans ces mots de haine : "venge-moi". Le fils, hors la vie, hors le monde, seul enfin, libéré de cet amour exclusif et fusionnel, doit prendre une décision, sans doute pour la première fois de sa vie, sans doute la plus difficile. Il commence par son enquête, cela ne coûte rien : rechercher la personne qui a dénoncé ses parents pendant la seconde guerre mondiale, et les a ainsi envoyés dans les camps de concentration. Le père n'est jamais revenu. La mère est revenue mais n'en est jamais totalement ressortie.
Un scenario bien ficelé, aux rebondissements inattendus, mais désservi par un travail trop superficiel. Peu de profondeur se dégage de ces personnages dont les traits principaux sont pourtant bien posés, mais qui sont restés à l'état d'esquisses. Dommage.
Un livre qui a manifestement été écrit pour la plage. On passera un bon moment à l'y emmener d'ailleurs, mais il y restera une fois terminé.
 
Appréciation :